mercredi 17 février 2010

Apie | Sur Malraux

Praeitą vasarą Michaëlis de Saint-Chéronas ir Yves’as Plasseraud skaitė paskaitas Prancūzų kultūros centro rengtuose vasaros susitikimuose.
M. de Saint-Chéronas pristatė knygą „Andrė Malro ir žydai”. Praeitą vasarą kaip tik prabėgo 50 metų nuo tos dienos, kai Andrė Malro iniciatyva įkurta Prancūzijos kultūros ministerija.

Michaëlis de Saint-Chéronas ir jo brolis su André Malraux susipažino paauglystėje. Jų susižavėjimas virto viso gyvenimo aistra. Broliai išleido ne vieną knygą apie Andrė Malro. Paskutiniaisiais gyvenimo metais jie dažnai lankėsi Malro namuose. Gal tai atsitiktinumas, o gal ne, bet šiandien Michaëlis de Saint-Chéronas dirba Kultūros ministerijoje.
Michaëlis de Saint-Chéronas laiko Malro epochos genijumi. Jis teigia, kad vertėjas japonas, 1974 m. lydėjęs rašytoją paskutinėje kelionėje po Japoniją, manė, kad Malro esąs vienas iš genialių žmonių, kurie, kaip sako japonai, gimsta kartą į tūkstantį metų.
Šiame interviu Michaëlis de Saint-Chéronas atskleidžia Malro kaip angažuotą rašytoją, brėždamas paralelę su kitu angažuotu rašytoju, Romain’u Gary. Interviu pabaigoje Michaël de Saint-Cheron kalba apie Malraux kaip apie humanistą, apie rašytojo atsakomybę žmonijai.


L’été dernier, Michaël de Saint-Chéron et Yves Plasseraud étaient venus donner des conférences dans le cadre des « Rendez-vous d’été » du Centre culturel.
M. de Saint-Chéron avait présenté alors son livre : « André Malraux et les Juifs », présentation qui coïncidait avec les 50 ans du Ministère de la culture français fondé par André Malraux.

C’est à l’adolescence que Michaël de Saint-Chéron et son frère ont fait la connaissance d’André Malraux. Cette passion d’adolescent s’est transformée par la suite en passion de toute une vie, Michaël de Saint-Cheron publiant plusieurs ouvrages consacrés à André Malraux. Hasard ou préméditation, Michaël de Saint-Chéron travaille aujourd’hui au Ministère de la culture.
Pour lui, Malraux était le génie d’une époque, et rapporte que son traducteur japonais, lequel avait accompagné Malraux lors de son dernier voyage au Japon en 1974, disait que la tradition japonaise prétendait qu’il n’y avait des génies que tous les 1000 ans, et que pour lui, Malraux devait être l’un d’eux.
Michaël de Saint-Chéron, dans l’interview ci-dessous nous parle de l'engagement de Malraux, proposant un parallèle avec un autre écrivain engagé : Romain Gary. Il termine l'interview sur le côté humaniste de Malraux, et sur sa responsabilité d'écrivain.





Voyage d'André MALRAUX à ATHENES et discours d'hommage à la Grèce du ministre français de la culture à l'occasion de la première illumination de l'Acropole.


retrouver ce média sur www.ina.fr

mercredi 10 février 2010

Atsitiktinis žmogus (L'homme du Hasard)

Šiandien siūlome pažiūrėti interviu su lietuvių aktore Goda Piktyte. Ji pasakoja apie Yasmina Reza pjesę „Atsitiktinis žmogus“, kurioje vaidina Martą. Pjesė rodoma Lietuvos Rusų dramos teatro scenoje, ją režisavo Jonas Vaitkus.

Goda Piktytė dalinasi mintimis apie personažą ir Yasmina Reza pjesę. Garsų rašytoją vaidinantis Arvydas Dapšys maloniai sutiko prieš mūsų kamerą parepetuoti vieną iš monologų: pirmąjį personažo pasirodymą scenoje.


Aujourd’hui, nous vous proposons l’interview de Goda Piktytė, actrice lituanienne, qui nous parle de la pièce de Yasmina Reza « L’homme du hasard » dans laquelle elle interprète le personnage de Marta. Cette pièce est actuellement à l’affiche au Théâtre dramatique russe de Lituanie, mise en scène par Jonas Vaitkus.

Goda Piktytė nous parle de son rôle et de la pièce de Yasmina Reza. Son partenaire dans la pièce Arvydas Dapšys, qui interprète le rôle d’un écrivain connu, a bien voulu pour l’occasion répéter devant notre caméra un de ses nombreux monologues, notamment son monologue qui correspond à son entrée en scène.





Dėkojame Godai Piktytei, Arvydui Dapšiui, Lietuvos Rusų dramos teatrui.
Merci à Goda Piktytė et Arvydas Dapšys, et merci au Théâtre dramatique russe de Lituanie.

jeudi 4 février 2010

Olivier Grangean

Įsivaizduokite, kad vieną žiemos rytą, paklampoję po sniego pusnis, įžengiate į Nacionalinę filharmoniją. Pro tarnybinį įėjimą, skirtą artistams, nes einate į susitikimą. Filharmonijos darbuotojas paprasčiausiai sako: koridoriaus gale pasukite dešinėn, užlipkite į antrą aukštą ir eikite ten, kur skamba muzika.
Tą rytą Lietuvos nacionalinis simfoninis orkestras, diriguojamas prancūzo Olivier Grangean’o, repetavo Stravinskio „Šventąjį pavasarį”. Lietuvoje paskutinį sykį šis kūrinys skambėjo prieš kelis dešimtmečius.
1913 m. gegužės 29 d. Champs-Élysées teatre įvykusi premjera sukėlė tikrą skandalą.
Tik pradėjus kopti laiptais netgi ne muzikos mylėtojui tampa aišku, kodėl praėjusiame amžiuje ši muzika sukėlė tiek triukšmo.
Stovėdamas už salės durų, jautiesi užburtas garsų, kurie girdėti kone taip pat gerai, kaip ir viduje, priblokštas, tikriausiai todėl, kad ši muzika pažadina tai, kas mumyse tūno labai giliai.
Pertraukoje tarp repeticijų Olivier Grangean’as, trykštantis energija, tarsi tebestovėtų priešais orkestrą, papasakojo apie džiaugsmą, kurį patiria diriguodamas „Šventąjį pavasarį”, iškiliausią, jo manymu, XX amžiaus kūrinį, apie darbą su įvairių pasaulio šalių okestrais.


Imaginez-vous pénétrer à la Philharmonie nationale de Lituanie de bon matin, après une marche difficile dans les rues de Vilnius sous la neige. Vous passez par l’entrée réservée aux artistes car vous avez rendez-vous. La personne qui vous accueille vous dit juste de prendre à droite au fond du couloir et de monter au premier étage, puis de vous laisser guider par la musique. En cette matinée particulière, l’Orchestre symphonique national de Lituanie y répète « Le Sacre du Printemps » de Stravinsky sous les ordres du chef d’orchestre français Olivier Grangean. Cette œuvre n’avait plus été jouée en Lituanie depuis une dizaine d’années. A sa création au théâtre des Champs-Élysées à Paris, le 29 mai 1913, elle avait provoqué un véritable scandale. A peine engagé dans les escaliers, nul besoin d’être mélomane pour comprendre pourquoi cette musique avait défrayé la chronique un siècle plus tôt. Arrivé en haut des marches, séparé de l’orchestre par une simple porte, vous êtes hypnotisé par les sons à peine étouffés qui traversent la parois de bois, et vous restez béat devant la porte, sans comprendre pourquoi, peut-être parce que cette musique vient raviver ce que vous avez de plus profond en vous.
A l’issue de cette répétition, quelques minutes avant la suivante, le chef d’orchestre Olivier Grangean vous accorde alors une interview avec une énergie intérieure à peine contenue, comme si la répétition se poursuivait toujours, interview pendant laquelle il vous parle de son plaisir à jouer « Le sacre du Printemps », qu'il considère comme étant certainement l’œuvre majeure du XXe siècle, et de son travail de chef d’orchestre répétant et jouant avec des orchestres de toutes les nationalités.
Avant de démarrer la vidéo suivante, vérifiez le niveau du volume, car cela commence fort, comme « Le Sacre du printemps » …


mercredi 27 janvier 2010

Interview Bruno Dumont

Lorsque l’on rencontre Bruno Dumont, même le temps d’une interview, on comprend qu’on a en face de soi un homme fier. Fier, non pas de lui-même, cela n’aurait aucun intérêt, mais fier comme un homme libre et qui le sait. Libre de ne pas avoir à plaire, libre de poser des questions qui dérangent, libre de suivre ses propres idées.

A une époque où tout le monde réagit sur tout, crie fort son avis, « pugilie » ou se complait dans la controverse facile, Bruno Dumont nous propose de réfléchir, car, comme il le dit lui-même dans l’interview ci-dessous : « l’intelligence, c’est le questionnement ».


Sutikęs Bruno Dumont’ą net ir trumpam interviu, supranti, jog tai išdidus žmogus. Jis didžiuojasi ne savimi – iš to nebūtų jokios naudos, o tuo, kad yra laisvas ir tai žino. Laisvas, nes jam nereikia stengtis patikti, jis gali užduoti nepatogius klausimus, likti ištikimas savo požiūriui.

Šiais laikais, kai visi skuba reaguoti, garsiai skelbia savo nuomonę, mosuoja kumščiais ar mėgaujasi tuščia polemika, Bruno Dumont’as siūlo pamąstyti, nes, kaip sako pats šiame interviu, protauti – tai užduoti klausimus.



vendredi 22 janvier 2010

Apie | Sur Bruno Dumont


Pažiūrėję šį trumpą 5 minučių reportažą daug sužinosite apie Bruno Dumont'ą.
Kas ketinate pirmadienį kino teatre „Pasaka“ žiūrėti „Hadevičę“, paruoškite klausimus režisieriui: po seanso jis susitiks su žiūrovais.

Cinq minutes pour en savoir un peu plus sur Bruno Dumont.
Pour ceux qui viendront lundi à 19h30 au cinéma Pasaka pour la projection d’Hadewijch, préparez vos questions, car Bruno Dumont dialoguera avec le public à l’issue de la séance.



mercredi 20 janvier 2010

Hadevičė

Į Vilniuje vyksiantį festivalį „Žiemos ekranai“ pristatyti savo filmo pirmąkart atvyksta režisierius, ir ne bet kas, o pats Bruno Dumont’as. Jis parodys filmą „Hadevičė”.

Tarp prancūzų režisierių Bruno Dumont’as užima ypatingą vietą. Jo filmai apdovanoti didžiausiuose kino festivaliuose*, tačiau publikos ne itin mėgiami, nes labai sunkūs. Veiksmas dažnai vyksta Prancūzijos šiaurėje, vaidina neprofesionalūs aktoriai; juose rodoma tamsioji šiuolaikinio pasaulio pusė.

Filmas „Hadevičė“ yra kitoks. Koks būtent, paaaiškins Jurga.

Kviečiame į seansą ir į susitikimą su režisieriumi kino teatre „Pasaka“ sausio 25 d., 19.30 val.


Pour la première fois depuis la création du festival « Ecrans d’hiver », un réalisateur français fera le déplacement à Vilnius pour y présenter son dernier film. Il ne s’agit pas de n’importe quel réalisateur puisqu’il s’agit du réalisateur Bruno Dumont qui viendra pour son film « Hadewijch ».

Bruno Dumont est un réalisateur particulier dans le paysage cinématographique français. Souvent récompensé dans les plus grands festivals de cinéma du monde*, ses films ne rencontrent pas un large public, notamment en raison de leur côté assez dur. Souvent tournés dans des paysages du nord de la France avec des comédiens non professionnels, ses films montrent le côté obscur de la réalité du monde contemporain.

Cependant, « Hadewijch » est un film différent de ses films précédents comme nous l’explique Jurga dans l’interview ci-dessous.

Le 25 janvier à 19h30 au cinéma « Pasaka » (Šv. Ignoto g. 4/3), n’hésitez pas à venir voir le film et à dialoguer avec le réalisateur à l’issue de la séance.





*Žmogiškumas 1999 metais pelnė Kanų festivalio Didįjį prizą, du aktoriai gavo prizus už vaidybą. Twentynine Palms rodytas 2003 m. Venecijos festivalio programoje. Flandrija pelnė Kanų festivalio 2006 m. Didįjį prizą.

L'humanité a reçu les deux prix d'interprétation et le grand prix du jury à Cannes en 1999. Twentynine Palms a été sélectionné au festival de Venise en 2003. Flandres a reçu le grand prix du jury au festival de Cannes 2006.

L'humanité et Flandres sont disponibles en DVD à la Médiathèque.

lundi 18 janvier 2010

Villa Amalia

Jurga pasakoja dar apie vieną savo mėgiamų filmų, kurį pamatysite Žiemos ekranuose: režisieriaus Benoît Jacquot ekranizuotą Pascalio Quignard’romaną „Vila Amalija“.

Vila Amalija yra naujausias Pascalio Quignard’o kūrinys. Jame kalbama apie troškimą viską palikti, liautis būti tuo, kas esi, nuvykti kitur ir ten atrasti save. Priimti netekimą kaip gimimą, viską pamesti, kad taptum toks lengvas kaip buvai gimdamas. Atsikratyti visko, kas gali priversti tuščiai laikytis įsitvėrus savo vardo ir įvaizdžio.

Romaną Vila Amalija prancūzų kalba rasite mūsų mediatekoje.


Toujours dans le cadre du festival Ecrans d’hiver, Jurga nous présente l’un de ses films préférés. Il s’agit du film « Villa Amalia » de Benoît Jacquot adapté du roman du même nom de Pascal Quignard.

Villa Amalia est le dernier ouvrage de Pascal Quignard. Le livre met en scène ce vœu de tout quitter, de ne plus être soi et d'aller se découvrir ailleurs. Vivre la perte comme une naissance, tout perdre pour être aussi léger qu'à l'instant de la naissance. Se dépouiller de tout ce qui risque d'enchaîner l'individu dans une fixation stérile : image de soi et nom.

Le livre Villa Amalia est disponible à la Médiathèque.



mercredi 13 janvier 2010

Alain Resnais (II dalis)

Šiandien siūlome pažiūrėti antrą interviu dalį. Jurga tęsia pasakojimą apie Alaino Resnais kūrybą ir apie paskutiniuosius jo filmus. Taip pat įdėjome interviu su režisieriumi, darytą 2009 m. Kanuose, kur jis pristatė Piktžoles. Šis filmas bus rodomas Žiemos ekranuose, kaip ir Sena daina bei Širdys.
Nepraleiskite nepamirštamos scenos iš Senos dainos, kurioje aktorius André Dussolier dainuoja Johnny Hallyday Ma gueule !


Aujourd’hui, seconde partie de l’interview de Jurga consacrée à Alain Resnais, et plus particulièrement à ses derniers films. Dans la deuxième moitié de la vidéo, nous avons inséré une interview du réalisateur filmée à Cannes en 2009 lors de la présentation de son dernier film Les herbes folles qui sera projeté comme les films On connait la chanson et Cœurs lors du festival Ecrans d’hiver.
Ne manquez pas dans cette vidéo la scène d’anthologie où l’on voit André Dussolier "chanter" Ma gueule de Johnny Hallyday. Cette scène est extraite du film On connait la chanson.





L'interview intégrale d'Alain Resnais à Cannes est disponible à cette adresse (interview uniquement en français) : http://www.youtube.com/watch?v=QLxen_jr32c

mardi 12 janvier 2010

Alain Resnais (I dalis)

Nauji interviu apie kiną Žiemos ekranai
Norite daugiau sužinoti apie filmus, kuriuos matysite sausio 22 d. prasidedančio festivalio „Žiemos ekranai” programoje? Pažiūrėkite keletą interviu su festivalio koordinatore Jurga Stakėnaite. Ji pasakoja apie rodomas juostas, apie tai, ką mėgsta pati.

Pirmame interviu Jurga kalba apie Alainą Resnais ir jo pirmus ilgo metražo filmus: „Hirosima, mano meile” ir „Praėjusiais metais Marienbade”.

Plačiau apie festivalį

Nouveau cycle cinéma Ecrans d’hiver
Pour tout savoir sur le festival du film « Ecrans d’hiver », qui aura lieu à partir du 22 janvier, retrouvez régulièrement sur le blog des interviews de Jurga Stakėnaitė, coordinatrice du festival, qui nous parlera des films projetés.

Jurga nous parle aujourd'hui d’Alain Resnais et de ses premiers long métrages : Hiroshima mon amour et L’année dernière à Marienbad.

Plus d’infos sur le festival



jeudi 7 janvier 2010

Andreï Makine

Il est un écrivain russe qui écrit en français: Andreï Makine. L'âme russe épouse la syntaxe française, lui donnant un souffle nouveau, un rythme qu'elle ne connaissait pas. C'est un rythme qui parvient à épouser la vie décrite, avec une attention aux détails, ces détails qui forment la trame de ce qu'on appelle “vie”, ces détails qui sont souvent les choses les plus importantes, au-delà des paroles banales, et du bruit quotidien qui nous en éloignent.
J'aimerai vous présenter deux des ouvrages de Makine, Le testament français et Le crime d'Olga Arbélina.

Le testament français décrit l'itinéraire intérieur pas toujours facile d'un
jeune bilingue, entre le russe et le français; élevé dans une ville russe, il passe ses vacances d'été chez sa grand-mère maternelle, elle-même bilingue, qui lui fait découvrir l'univers français, à travers les histoires qu'elle lui raconte. À l'adolescence, il tente d'arracher ce français qui le distingue des autres. Je vous rassure, il le retrouvera – mais comment ? Par quel chemin ? Cet ouvrage, qui semble très autobiographique, présente la façon dont se construit l'identité de cet homme – merveilleux ouvrage, merveilleux voyage...

Le crime d'Olga Arbélina : mais quel crime a-t-elle commis ? Ce livre décrit la vie d'une immigrante russe,
la princesse Arbélina, dans une petite bourgade près de Paris, aux côtés de son jeune fils atteint du “mal princier”, l'hémophilie. Les palais, les bals et la vie facile sont bien loin, dans une Russie déchirée par les révolutions et la guerre civile. Ce couple étrange vit dans une bicoque délabrée, et Olga est la bibliothécaire de la petite bibliothèque de cette ville tranquille. Mais quel est ce crime qu'elle aurait commis, ce crime annoncé dans le titre ? Je vous laisse le découvrir.

Une écriture fluide, qui vous entraîne dans un univers où les choses les plus réelles ne sont pas celles qui nous sont les plus familières ; où l'on se découvre des affinités avec les personnages les plus humain – et où chaque personnage prend suffisamment d'épaisseur pour être humain (ou le sembler).

Clotilde Schindler
Stagiaire FLE/FLSco

mardi 5 janvier 2010

Sujet de thèse


Pour ce premier post de l’année, nous tenions à vous informer que nous venons de recevoir la thèse de M. Pascal Orcier, docteur en géographie, et dont le sujet est : "Les recompositions territoriales dans la région de la Baltique orientale (Finlande, Estonie, Lettonie, Lituanie)".
Pascal Orcier a été assistant au Service culturel de l'ambassade de France en Lettonie de 2003 à 2005.

Cette nouvelle thèse prouve l’intérêt croissant de chercheurs français à étudier les évolutions territoriales et sociales dans cette région d’Europe. Aujourd’hui, des pays comme la Lituanie, la Lettonie ou l’Estonie offrent de grandes possibilités de recherches au niveau du développement territorial, celui-ci étant encore facilement appréhendable, bien qu’il ait connu un développement fulgurant ces dernières années.

Lire le résumé en français

Livre disponible à la Médiathèque du Centre culturel français de Vilnius.

Prancūzų kultūros centro Mediatekoje galite susipažinti su Pascalio Orcier’o, geografijos mokslų daktaro, disertacija « Teritorijų persiskirstymai rytiniame Baltijos regione (Suomija, Estija, Latvija, Lietuva) ». Nuo 2003 iki 2005 metų Pascalis Orcier’as dirbo Prancūzijos ambasados Latvijoje Kultūros skyriaus asistentu.

Ši nauja disertacija liudija apie vis didėjantį prancūzų mokslininkų domėjimąsį teritorine bei socialine šio Europos regiono evoliucija. Šiuo metu atsirado daug galimybių tyrinėti tokių šalių, kaip Lietuva, Latvija ar Estija teritorijų vystymąsį, nepaisant to, kad paskutiniais metais jis buvo itin ryškus.

Skaitykite santrauką angliškai

Disertacijos teiraukitės Prancūzų kultūros centro mediatekoje.

mercredi 23 décembre 2009

Dernier post de l’année | Paskutinis metų siužetas

Voici donc le dernier post de l’année. Lancé depuis seulement septembre 2009, Didžioji 1 a déjà reçu plus de 3000 visites. C’est un bon début, en tout cas, nous espérons que vous serez encore plus nombreux pour 2010. Et 2010 va commencer très vite, nous aborderons des thèmes philosophiques comme l’identité, la liberté, nous aurons aussi l’occasion de parler du verlan, cette langue française à l’envers, ainsi que du réalisateur lituanien Sarunas Bartas.

En attendant de nous revoir l’année prochaine, et en anticipant un peu sur les interviews à venir, comme il est question en France d’identité nationale, nous avons voulu traduire en lituanien un extrait d’un documentaire réalisé par l’association CitéArt qui est une association qui forme des jeunes de cités au jeu de l'acteur et aux métiers de l'audiovisuel. Le documentaire en question s’intitule Français pas français ?. Dans l’extrait que nous vous proposons, des passants sont interrogés dans la rue et doivent répondre à la question : « Français pas français ? ».

Bref, soyons heureux de vivre ensemble. Ne nous créons pas des mythes identitaires, des appartenances à des édens idéalisés. Extirpons-nous de ces schémas simplistes dominants/dominés. Ne prenons pas en otage l’Histoire pour justifier nos actes. Nous avons tous des ancêtres qui ont été persécutés à un moment de leur vie, nous avons tous des bourreaux dans nos familles. L’Histoire est là pour nous rappeler simplement de ce qu’il ne faut pas reproduire. Ce qu’il faut faire, par contre, à nous de le concevoir, à nous de l’imaginer. N’oublions pas de transmettre l’Histoire du monde à nos enfants pour essayer de mieux construire nos lendemains, car il y a du pain sur la planche… et surtout bonne année 2010 !

Taigi, štai paskutinis metų siužetas. Tinklaraštis Didžioji 1, kuris startavo 2009 metų rugsėjo mėnesį, jau sulaukė virš 3000 apsilankymų. Gera pradžia – pusė darbo, todėl tikime, kad 2010 metais Jūsų bus dar daugiau. Nauji metai ne už kalnų ir mes jau ruošiame naujus reportažus apie tautinį tapatumą, laisvę bei pasakojimus apie verlaną (prancūziškas slengas, kai kaitaliojami žodžio skiemenys arba raidės) ir lietuvių kino režisierių Sarūną Bartą.

O kol kas, kadangi Prancūzijoje šiuo metu daug diskuskutuojama tautinio tapatumo tema, į lietuvių kalbą mes išvertėme ištrauką iš dokumentinio filmo Prancūzas ar ne prancūzas?, kurį sukūrė CitéArt asociacija, ruošianti vargingų priemiesčių jaunimą aktoriaus amatui ir audiovisualiniams menams. Ištraukoje matysite, kaip gatvėje užkalbinti žmonės atsako į vieną ir tą patį klausimą : “Ar Jūs prancūzas, ar ne prancūzas?”

Džiaukimės gyvendami drauge. Neprisiriškime prie tautinio tapatumo mito, netikėkime priklausomybe idealizuotam rojui. Atsikratykime supaprastintos schemos : dominuojantis/dominuojamas. Nesinaudokime istorija, kad pateisintume savo veiksmus. Pažvelgę atgal į praeitį, kiekvienoje šeimoje rasime ir persekiotų žmonių, ir budelių. Istoriniai įvykiai tik primena, ko nereikia daryti. Ir mes privalome kiekviename žingsnyje galvoti, kaip reikia teisingai elgtis. Papasakokime pasaulio Istoriją savo vaikams, kad jie kurtų gražesnį rytoju, nes papasakoti yra ką… ir gražių 2010-ųjų metų.



vendredi 18 décembre 2009

Derybos dėl Europos direktyvos

2009 m. gruodžio 11 d. Prancūzų kultūros centre vyko seminaras -
simuliacija valstybės tarnautojams "Derybos dėl Europos direktyvos". Šis seminaras yra Tarptautinės frankofonijos organizacijos projekto dalis ruošiant valstybės tarnautojus Lietuvos pirmininkavimui ES 2013 m. Rolandas Kazlauskas, simuliuojamų derybų komisijos pirmininkas, ir dalyvė Monika Baniulytė, dirbanti Lietuvos Respublikos Ūkio ministerijoje, pasakoja apie seminarą.

Le 11 décembre 2009 au Centre culturel français a eu lieu un séminaire de simulation pour fonctionnaires : "Négocier une directive". Ce séminaire a été organisé dans le cadre du plan de l'Organisation Internationale de la Francophonie préparant les fonctionnaires lituaniens à la présidence européenne en 2013. Rolandas Kazlauskas, pour cette occasion président de la commission et Monika Beniulytė, participante nous parlent de ce séminaire.



mercredi 16 décembre 2009

Victoria Cozzo

Chaque année, l’Ambassade de France en Lituanie offre la possibilité à de jeunes professeurs de français langue étrangère de venir enseigner en Lituanie.
Victoria Cozzo, qui a la particularité d’être de nationalité argentine, enseigne actuellement le français à l’Académie des Beaux-arts de Vilnius pour une durée de 9 mois.
Photographe par passion, elle expose en ce moment ses photographies au Bar "Šiluminis mazgas" (Jakšto g. 5, Vilnius).

Kiekvienais metais Prancūzijos ambasada Lietuvoje neseniai baigusiems studijas prancūzų kaip užsienio kalbos dėstytojams suteikia galimybę atlikti praktines stažuotes Lietuvoje.
Kilusi iš Argentinos Victoria Cozzo devyniems mėnesiams atvyko dėstyti į Vilniaus Dailės akademiją.
Victorios aistra – fotografija. Šiuo metu bare „Šiluminis mazgas“ (Jakšto g. 5, Vilnius) veikia jos darbų paroda.



mercredi 9 décembre 2009

L'addition | Kas apmokės sąskaitą?

Kaip žinia, neseniai Kopenhagoje prasidėjo klimato kaitos problemoms skirta konferencija. Tikriausiai žiūrėjote keletą šia tema mūsų parengtų interviu.

Belaukiant pasaulio lyderių susitarimo, internete galima rasti aibę straipsnių ir komentarų. Kol kas siūlome pažiūrėti vieną vokiečių susuktą filmuką, puikiai atspindintį dabartinį visuomenės požiūrį, bent jau į svarbiausią klausimą: „Kas už viską sumokės?”.

Tiesa, padėtis čia parodyta supaprastintai: juk tam, kad pasaulis sugavotų bendrą išeitį, visos šalys turi būti vienodo išsivystymo lygio. Jei nusprendėme likti prie kapitalistinės santvarkos modelio, vadinasi, suteikiame teisę šalims vystytis, o tuo pačiu ir teršti.

Kol žemėje bus nors truputis naftos ir anglies, visuomet atsiras norinčių panaudoti šiuos išteklius. Savaime suprantama, Kopenhagos konferencija būtina, tačiau reikėtų kitos, skirtos ne vien klimato kaitai, bet padėčiai planetoje, kurioje būtų sprendžiamos visos ekologinės problemos, pavyzdžiui, geriamo vandens stygiaus problema. Taip pat ir tai, kad mes naikiname kitų rūšių, kaip antai mūsų pusbrolių orangutangų buveines, kuriems, galbūt, jau nebeteks patirti pasikeitusio klimato padarinių...

Après plusieurs interviews consacrées au changement climatique, le sommet de Copenhague vient de débuter.

En attendant de voir si un accord sera conclu, on trouve beaucoup d’articles et de commentaires sur le web. Nous avons ainsi traduit une vidéo allemande qui résume très bien l’état d’esprit du moment ou en tout cas le problème majeur, à savoir : « Qui payera l’addition du changement climatique ? »

Ayons tout de même à l’esprit que cette séquence vidéo est simpliste, car finalement, ne faudrait-il pas que tous les pays soient enfin au même stade de développement pour imaginer une solution globale. Car si l’on garde le système capitaliste comme système de référence, pouvons nous interdire à certains pays le fait de se développer, et donc invariablement de polluer ?

Finalement, tant que l’on trouvera une goutte de pétrole ou un morceau de charbon quelque part, il y aura toujours quelqu’un pour l’exploiter. Copenhague, c’est certainement nécessaire, mais ne pouvons-nous pas imaginer un sommet non pas consacré au phénomène particulier qu’est le climat, mais tout simplement un sommet consacré à la planète entière, en prenant en considération tous les problèmes écologiques comme l’accès à l’eau potable par exemple ? Sans oublier toutes les destructions des habitats naturels, comme celui des Orang-outangs, nos cousins, qui peut-être n’auront pas même l’occasion d’apprécier les changements climatiques à venir...



mardi 8 décembre 2009

Lietuvos bibliotekininkės Grenoblyje


2008 metais Grenoblio miesto savivaldybė kreipėsi į Prancūzų kultūros centrą Lietuvoje ir išreiškė norą užmegzti bendradarbiavimo ryšius su Lietuvos bibliotekomis. Tais pačiais metais Grenoblio atstovai viešėjo įvairiose Lietuvos bibliotekose, susipažino su jų veikla bei darbo specifika ir aptarė tolesnio bendradarbiavimo galimybes. 2008 metų rudenį Vilniaus apskrities Adomo Mickevičiaus viešojoje bibliotekoje lankėsi Grenoblio Bibliotheque des Relais Lecture (Skaitymo sklaidos) bibliotekos direktorė Annie Vuillermoz, kuri iš arčiau stebėjo šios viešosios bibliotekos darbą ir Lietuvos bibliotekininkams skaitė kelias paskaitas apie darbą Prancūzijos bibliotekose.

Šiais metais Prancūzų kultūros centras ir Grenoblio miesto savivaldybė dviem Vilniaus apskrities Adomo Mickevičiaus viešosios bibliotekos darbuotojoms Svetlanai Charsikai ir Gerdai Putnaitei suteikė galimybę apsilankyti Prancūzijoje ir susipažinti su Grenoblio bibliotekomis. Straipsnį, kuriame Lietuvos bibliotekininkės dalinasi įspūdžiais apie Grenoblio bibliotekas galite skaityti : čia.

jeudi 3 décembre 2009

Interviu su Kristina Kučinskaite (II dalis)

Ratifié en 1997 par 175 pays, le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (réduction des émissions de 5% pour 2012, par rapport aux émissions répertoriées en 1990) va prendre fin début 2013.
Un nouvel accord international de lutte contre le réchauffement climatique va donc prendre la suite du protocole de Kyoto, cet accord sera discuté lors du prochain Sommet de Copenhague, qui débutera le 7 décembre.
Krisitna Kučinskaite nous explique en quoi le Sommet de Copenhague est un événement majeur et pour beaucoup de spécialistes un événement décisif pour notre avenir.

1997 m. pasiektas Kioto susitarimas dėl šiltnamio efektą sukeliančių dujų išlakų (kurį ratifikavo 175 šalys) – iki 2012 metų išlakų kiekį sumažinti 5 %, palyginti su 1990 metais į atmosferą patekusių išlakų kiekiu, nustos galioti 2013 metų pabaigoje.
Reikalingas naujas susitarimas dėl kovos su klimato kaita. Dėl jo bus mėginama tartis artimiausioje Kopenhagos konferencijoje, kuri prasidės gruodžio 7 dieną.
Kristina paaiškins, kuo svarbus šis įvykis ir kodėl dauguma specialistų mano, kad jis nulems planetos ateitį.



mercredi 2 décembre 2009

Interviu su Kristina Kučinskaite

Interviu su ekologiškos kultūros gido Ozonas vyr. redaktore Kristina Kučinskaite.
Kaip lietuviai supranta klimato kaitą.

Interview avec Kristina Kučinskaite, journaliste au magazine écologique Ozonas.
La vision du changement climatique en Lituanie.

jeudi 26 novembre 2009

Interviu su Hervé Le Treut (III dalis)

Paskutinė interviu su Hervé Le Treut dalis.

Be klimato kaitos, egzistuoja ir kita problema: pastaraisiais šimtmečiais, o ypač dešimtmečiais, Žemė labai sumažėjo. Šiandien, kai joje tiek daug gyventojų, o ištekliai baigia išsekti, turime suprasti: būtina kuo sumaniau rūpintis planeta, kuriai gresia vis didesnis pavojus, ir kad esame už tai atsakingi.

Dernière partie de l'interview d'Hervé Le Treut.
Dépassant le problème spécifique lié au changement du climat, la planète est devenue au fil des siècles et surtout des dernières décennies, de plus en plus petite.
Population mondiale, ressources naturelles, nous devons aujourd'hui considérer notre nouveau rôle, celui de gérer le plus intelligemment possible une planète de plus en plus fragilisée.



mercredi 25 novembre 2009

Interviu su Hervé Le Treut (II dalis)

Diskutuoti apie klimato atšilimą trukdo klaidingi įsitikinimai ir neteisinga informacija.
Nors mokslininkai pripažįsta, kad cheminius atmosferos pokyčius sukėlė žmonių veikla, kai kas vis dar tvirtina priešingai. Ne visi esame šios srities specialistai, tad kaip susigaudyti? Hervé Le Treut paaiškins, kokios tos klaidingos žinios, kurios kiša koją debatams. O juk dabar, kaip niekad iki šiol, svarbu susėsti prie bendro stalo ir pakalbėti apie tai, kokia ateitis mūsų laukia.

Fausses conceptions et contre-vérités polluent le débat sur le réchauffement climatique.
Alors qu’aujourd’hui les scientifiques reconnaissent que les activités humaines sont responsables de la modification chimique de l’atmosphère, on entend des voix qui s’élèvent contre ce diagnostic. Comme nous ne sommes pas tous scientifiques, nous nous trouvons parfois un peu désorientés face au débat. Hervé Le Treut nous livre dans l’interview qui suit, quelques fausses vérités qui viennent malheureusement biaiser le débat, alors que nous n’avons jamais eu autant besoin de se mettre autour d’une table pour évoquer notre avenir en commun.