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mercredi 5 mai 2010

Hip hop à Vilnius | Hip-hopas Vilniuje

Sébastienas Ramirezas pradėjo šokti hip-hopą 1990 metais gatvėje su draugais, kaip visi. Jis nusprendė siekti daugiau ir 2000-aisiais tapo profesionaliu šokėju. Taip prasidėjo šokėjo, choreografo, o dabar ir meno vadovo karjera.
Jo „arkliukas“ – bboying, vienas hip-hopo stilių, kaip sako pats Sébastien, „akrobatinis šokis ant scenos grindų“.
Sébastienas Ramirezas kartu su Raphaeliu Hillebrandu festivalyje Naujasis Baltijos šokis parodė spektaklį Kartu, pavieniui.
Nufilmavome Sébastieną vedantį meistriškumo pamoką Menų spaustuvėje, Vilniuje.

C'est dans la rue, entre copains, que Sébastien Ramirez a débuté le hip hop dans les années 1990. Il aurait pu comme beaucoup en rester à ce stade, mais il décide d’aller plus loin et devient danseur professionnel en 2000. Il suivra alors une carrière de danseur, de chorégraphe, avant de devenir directeur artistique.
Son truc à lui, c’est le bboying, une « danse acrobatique de contact avec le sol » comme il le définit lui-même.
C’est dans le cadre de New Baltic Dance 2010 que Sébastien Ramirez a été invité en Lituanie en compagnie de son partenaire Raphael Hillebrand pour présenter son projet chorégraphique « Seuls ensemble ».
Nous avons filmé Sébastien lors du master classe qu’il a donné à l’Imprimerie des arts de Vilnius.





www.sebastienramirez.com

jeudi 22 avril 2010

Trio Jean Louis (jazzcor)

Jei jums kas nors pasakytų: trimitas, būgnai, kontrabosas, pirmiausia turbūt pagalvotume — a, tradicinis džiazas.
Mes galvojome taip pat, kol vieną dieną neišgirdome grupės Jean Louis.
Kaip tik Jean Louis grupė, o tiksliau Jazzcor balandžio 20 d. koncertavo Vilniuje, klube Moulin Rouge.

Užuot kalbėję apie muziką ir bandę išvardinti, kokios muzikos srovės įtakoja šį neįtikėtiną, neapčiuopiamo skambesio kolektyvą, siūlome tiesiog pasiklausyti, kaip Aymeric Avice groja trimitu, Joachimas Florent’as kontrabosu ir Francesco Pastacaldi — mušamaisiais. Nufilmavome juos, grojančius pirmą koncerto „gabalą“, o vos nulipusius nuo scenos, pakalbinome.

Gali būti, jog kai kam šis gabalas primins vieną 8-o dešimtmečio roko grupę ir jos koncertą Pompėjos arenose...

Si l’on vous dit : « Trompette, batterie, contrebasse », il y a fort à parier que vous penseriez « Jazz classique », si vous n'aviez pas encore eu la possibilité de croiser le chemin du groupe Jean Louis.

Or le groupe Jean Louis, groupe de « Jazzcor » s’il est besoin de préciser, était sur scène au Club le Moulin Rouge de Vilnius.

A défaut de parler de musique, d’essayer d’énumérer tous les courants musicaux qui traversent ce groupe de jazz spectaculaire à la sonorité insaisissable, nous vous laissons en compagnie d’Aymeric Avice à la trompette, de Joachim Florent à la contrebasse et de Francesco Pastacaldi à la batterie, filmés lors de leur premier morceau joué sur scène et interviewés à l'issue du concert.

Pour certains d’entre nous, il n’est pas impossible que le début du morceau rappelle un certain groupe de rock des années 1970 qui a la particularité d'avoir joué dans les arènes de Pompéi...



jeudi 8 avril 2010

Rémi Delangle (clarinettiste)

Jaunas klarnetistas Rémi Delangle’is neseniai viešėjo Lietuvoje. Drauge su pianiste Rūta Stadalnykaite jis koncertavo Lietuvos muzikos ir teatro akademijoje. 2009 m. Rémi Delangle’is ir Rūta Stadalnykaitė tapo Milane vykusio tarptautinio Societa Umanitaria konkurso laureatais.

Koncertą Vilniuje SUGRĮŽIMŲ festivaliui surengė Muzikų rėmimo fondas.

Trumpai svečiuodamasis Prancūzų kultūros centre, vieną ankstų rytą Rémi Delangle’is sutiko atsakyti į porą klausimų ir pavasarinio lietaus merkiamo Vilniaus fone savo mėgstamu instrumentu pagrojo vieną melodiją.

Le jeune clarinettiste Rémi Delangle a été invité en Lituanie pour y donner un concert* avec la pianiste Ruta Stadalnykaite. Rémi Delangle et Ruta Stadalnykaite ont tous deux été lauréats en 2009 du concours international de la « Societa Umanitaria » de Milan.

Rémi Delangle était donc de passage au Centre culturel, où il a bien voulu de bon matin répondre à deux ou trois questions et nous jouer un petit air à la clarinette, avec en arrière plan, Vilnius sous une pluie annonciatrice de Printemps.

*Le concert a eu lieu à l'Académie de Musique, et a été organisé par Muziku remimo fondas (fondation de soutien aux musiciens), dans le cadre du festival Sugrizimai.


lundi 29 mars 2010

JP Nataf et Barbara Carlotti sur scène

Paskutiniame įraše, kai klausėtės JP Natafo ir Barbaros Carlotti minčių, technikai rengė sceną koncertui, o šįkart juos išvysite scenoje. Prodiuseriai atsiuntė keletą filmuotų prancūziškos šanson muzikos koncerto ištraukų. Nuoširdžiausiai dėkojame jiems, o taip pat Julienui, kuris, sužavėtas kovo 20 d. pasirodymo Vilniaus muzikiniame klube New York, iškart sėdo prie kompiuterio pasidalinti įspūdžiais apie koncertą.

Lors du dernier article nous vous avions laissé avec JP Nataf et Barbara Carlotti lors du montage de la scène, cette fois-ci nous vous laissons avec JP Nataf et Barbara Carlotti, mais sur scène. En effet, les producteurs ont mis à notre disposition un court extrait filmé du concert. Un grand merci à eux, et un grand merci également à Julien, qui transporté par ce qu'il a vécu en ce samedi 20 mars au club New York de Vilnius, n'a pas pu résister à écrire quelques mots à propos de cette soirée de chanson française.

Allez hop, bing bong!

C'est sur une ambiance musicale type country que s'est installé le public de JP Nataf et Barbara Carlotti samedi 20 mars au New York Club, pour l'un des événements phares des jours de la Francophonie à Vilnius. Chaises et tables, colorées de rouge et de noir, annoncent la couleur acoustique du concert qui va suivre. Tandis que sont scotchées les set-lists à l'endroit même où se positionneront les musiciens, l'ingé lumière s'impatiente à l'étage devant sa console. Le concert commence alors à l'heure française, c'est-à-dire avec les vingt minutes de retard réglementaires, sur un solo de JP maniant la gratte avec une facilité insolente. Se joignent à lui ses amis musiciens, tels qu'il les nomme, à partir du deuxième morceau. Souvent, les musiciens cherchent du regard l'ingé son, leur demandant pouce vers le haut d'augmenter le niveau de leur instrument ou microphone. A de nombreuses reprises, peut-être plus que de raison, à croire que la balance a été réglée à la va-vite lors des répétitions. On regrettera d'ailleurs la quasi-mise au silence de la violoniste, qui lorsqu'on a bien voulu la sortir de l'isolement acoustique se montrait parfaitement en phase avec le rythme. Anne a effectivement démontré qu'elle avait plus d'une corde à son instrument, disons plus d'un instrument à sa corde lorsqu'elle a endossé la guitare électrique en fin de prestation.

Un groupe très sympathique à voir jouer, dégageant en plus de cela l'impression d'une réelle cohésion à en juger les regards complices et la mobilité sur scène. JP aura tenté d'établir avec le public cette même complicité ressentie au sein de son ensemble. "Do you know some French words?", lance-t-il à un public timide ne lui renvoyant pas l'écho attendu. En toute modestie, il lance à nouveau sa ligne, mais le public ne mord pas : JP termine son concert en tant que chanteur sous des applaudissements que lui et ses musikos auront mérités. Surprise, on retrouvera ce même JP Nataf à la guitare et aux choeurs, aux côtés de la charismatique et talentueuse Barbara Carlotti.




De JP Nataf, je ne connaissais que la voix des Innocents dans le tube des années 90 "l'autre finistère", et ce soir là j'ai découvert l'artiste qui sait être au devant, recevant avec brio la lumière de la poursuite et, facette très appréciable, le même artiste qui accompagne à la guitare une autre vedette. On avait déjà vu cela lorsque Matthieu Chedid accompagnait à la guitare son père Louis au cours de sa tournée. Artiste vedette et Artiste en retrait, dans la même soirée, voilà le portrait cubiste d'un JP Nataf très à l'aise au micro comme à la gratte.

Julien MARTINEZ (professeur de français au Centre culturel)

jeudi 4 février 2010

Olivier Grangean

Įsivaizduokite, kad vieną žiemos rytą, paklampoję po sniego pusnis, įžengiate į Nacionalinę filharmoniją. Pro tarnybinį įėjimą, skirtą artistams, nes einate į susitikimą. Filharmonijos darbuotojas paprasčiausiai sako: koridoriaus gale pasukite dešinėn, užlipkite į antrą aukštą ir eikite ten, kur skamba muzika.
Tą rytą Lietuvos nacionalinis simfoninis orkestras, diriguojamas prancūzo Olivier Grangean’o, repetavo Stravinskio „Šventąjį pavasarį”. Lietuvoje paskutinį sykį šis kūrinys skambėjo prieš kelis dešimtmečius.
1913 m. gegužės 29 d. Champs-Élysées teatre įvykusi premjera sukėlė tikrą skandalą.
Tik pradėjus kopti laiptais netgi ne muzikos mylėtojui tampa aišku, kodėl praėjusiame amžiuje ši muzika sukėlė tiek triukšmo.
Stovėdamas už salės durų, jautiesi užburtas garsų, kurie girdėti kone taip pat gerai, kaip ir viduje, priblokštas, tikriausiai todėl, kad ši muzika pažadina tai, kas mumyse tūno labai giliai.
Pertraukoje tarp repeticijų Olivier Grangean’as, trykštantis energija, tarsi tebestovėtų priešais orkestrą, papasakojo apie džiaugsmą, kurį patiria diriguodamas „Šventąjį pavasarį”, iškiliausią, jo manymu, XX amžiaus kūrinį, apie darbą su įvairių pasaulio šalių okestrais.


Imaginez-vous pénétrer à la Philharmonie nationale de Lituanie de bon matin, après une marche difficile dans les rues de Vilnius sous la neige. Vous passez par l’entrée réservée aux artistes car vous avez rendez-vous. La personne qui vous accueille vous dit juste de prendre à droite au fond du couloir et de monter au premier étage, puis de vous laisser guider par la musique. En cette matinée particulière, l’Orchestre symphonique national de Lituanie y répète « Le Sacre du Printemps » de Stravinsky sous les ordres du chef d’orchestre français Olivier Grangean. Cette œuvre n’avait plus été jouée en Lituanie depuis une dizaine d’années. A sa création au théâtre des Champs-Élysées à Paris, le 29 mai 1913, elle avait provoqué un véritable scandale. A peine engagé dans les escaliers, nul besoin d’être mélomane pour comprendre pourquoi cette musique avait défrayé la chronique un siècle plus tôt. Arrivé en haut des marches, séparé de l’orchestre par une simple porte, vous êtes hypnotisé par les sons à peine étouffés qui traversent la parois de bois, et vous restez béat devant la porte, sans comprendre pourquoi, peut-être parce que cette musique vient raviver ce que vous avez de plus profond en vous.
A l’issue de cette répétition, quelques minutes avant la suivante, le chef d’orchestre Olivier Grangean vous accorde alors une interview avec une énergie intérieure à peine contenue, comme si la répétition se poursuivait toujours, interview pendant laquelle il vous parle de son plaisir à jouer « Le sacre du Printemps », qu'il considère comme étant certainement l’œuvre majeure du XXe siècle, et de son travail de chef d’orchestre répétant et jouant avec des orchestres de toutes les nationalités.
Avant de démarrer la vidéo suivante, vérifiez le niveau du volume, car cela commence fort, comme « Le Sacre du printemps » …